Nous nous réjouissons de votre désir de vous unir devant Dieu. Le mariage n’est pas simplement une institution ou une tradition : il est l’expression profonde de votre amour et de votre engagement l’un envers l’autre. La paroisse sera heureuse de vous accompagner sur ce chemin, pour vous aider à préparer et à vivre pleinement ce grand moment de votre vie.
N’ayez pas peur, cela peut sembler impressionnant au début, mais le temps passera très vite.
Un prêtre ou un diacre de la paroisse sera chargé de vous accompagner vers le mariage et d’en célébrer la liturgie. Vous préparerez avec lui la célébration, notamment par le choix des textes bibliques et des chants.
Comme tout sacrement, le mariage demande un temps de préparation. L’engagement qu’il représente est beau, profond et exigeant ; il ne peut donc être pris à la légère. Cette préparation, vécue avant la célébration, est un temps offert pour prendre du recul, réfléchir ensemble au sens de votre engagement et poser des bases solides pour votre vie à deux.
Première étape : prendre contact avec la paroisse dans l’un de nos cinq lieux d’accueil, de préférence en personne ou par téléphone.
La date et le lieu du mariage sont fixés selon les disponibilités ; il est donc fortement recommandé d’anticiper d’environ un an cette démarche.
Et, à l’heure et au jour prévus, vous aurez la joie de vous unir l’un à l’autre dans une promesse indissoluble. Mais plus qu’une simple journée de fête, le mariage est un lien sacré qui vous unit l’un à l’autre pour toute votre vie.
Première lettre aux Corinthiens 13, 4.8
Le sacrement du mariage est bien plus qu’une belle cérémonie. Dans le mariage chrétien, un homme et une femme se disent librement « oui » pour la vie. Par ce sacrement, Dieu s’engage avec eux : il les accompagne dans les joies comme dans les épreuves, et leur donne la grâce de s’aimer fidèlement, de se pardonner et de grandir ensemble. Le mariage est ainsi un chemin d’amour, de confiance et d’espérance, ouvert à la vie et fondé sur un engagement vrai et durable.
Oui. En France, le mariage civil est obligatoire avant toute célébration religieuse. La loi française interdit de célébrer un mariage à l’église si le mariage civil n’a pas été contracté au préalable. Cette règle est en vigueur depuis la loi de séparation de l’Église et de l’État et s’impose à tous.
Concrètement, le mariage civil reconnaît juridiquement l’union, tandis que le mariage à l’Église en révèle la dimension spirituelle et sacramentelle pour les chrétiens. Les prêtres et diacres sont tenus de respecter cette loi.
Il est bon de savoir que cette obligation est propre à la France : dans certains autres pays, le mariage religieux peut également avoir valeur de mariage civil.
Il faut au minimum deux témoins et au maximum quatre (deux pour chacun des époux).
Non. Les témoins n’ont pas besoin d’être baptisés, ni catholiques, ni même chrétiens. Leur rôle n’est pas sacramentel, mais humain et juridique : ils attestent publiquement de l’engagement libre des époux.
Le mariage n’est pas un service payant. Une offrande est toutefois demandée, afin de participer à la vie de l’Église et à l’entretien des lieux. Le montant est indicatif et ne doit jamais être un obstacle. Dans la Manche (diocèse de Coutances), l’offrande conseillée se situe entre 220 et 400 euros.
Oui, tout à fait. Une personne catholique — ou même catéchumène — peut se marier dans une église catholique avec une personne chrétienne non catholique, qu’elle soit protestante ou orthodoxe. Les deux étant baptisés, le mariage est alors un véritable sacrement.
Dans ce cas, le prêtre ou le diacre qui accompagne le couple demande à l’évêché une autorisation de mariage mixte. Pour que le mariage soit reconnu par l’Église catholique, il doit également être célébré selon la forme canonique, c’est-à-dire dans le cadre prévu par l’Église.
Il est demandé au conjoint catholique de s’engager à faire tout ce qui dépend de lui pour que les enfants soient baptisés et éduqués dans la foi catholique, dans le respect de la conscience et du chemin de foi de son conjoint. La préparation au mariage permet justement d’aborder ces questions.
Oui. L’Église accueille et accompagne les couples dans toute la diversité de leurs parcours. Le mariage est donc possible entre une personne baptisée et une personne non baptisée. Dans ce cas, la paroisse demande à l’évêché une autorisation de disparité de culte, généralement accordée lorsque le projet de vie du couple respecte les éléments essentiels du mariage chrétien.
Il est demandé que le conjoint catholique puisse vivre librement sa foi et qu’il s’engage, dans le respect et le dialogue, à faire tout ce qui dépend de lui pour le baptême et l’éducation chrétienne des enfants. Afin de favoriser une compréhension mutuelle et un véritable chemin commun, le conjoint non chrétien est invité à vivre pleinement la préparation au mariage, comme tous les couples, dans un esprit d’écoute et de découverte.
Oui. Lorsqu’un conjoint décède, le lien du mariage est naturellement dissous. Le sacrement de mariage engage les époux pour la durée de leur vie terrestre. Ainsi, un veuf ou une veuve est libre de se remarier religieusement à l’Église.
Le mariage chrétien n’est pas prolongé dans la vie éternelle. Jésus lui-même le rappelle :
« À la résurrection, on ne prend ni femme ni mari, mais on est comme les anges dans le ciel » (Mt 22, 30).
Un nouveau mariage peut alors être vécu comme un nouvel appel, avec son propre chemin, sa grâce particulière et un engagement libre et renouvelé devant Dieu. La préparation au mariage permet d’accompagner cette étape avec délicatesse, respect de l’histoire vécue et espérance.
Dans le sacrement du mariage, les époux sont unis par un lien sacré et indissoluble. Ce lien, scellé devant Dieu, ne peut être rompu par un divorce. Le divorce met fin au mariage civil, mais il n’annule pas le mariage religieux. Lorsqu’un homme et une femme se sont mariés à l’Église, ils demeurent unis devant Dieu jusqu’à la mort de l’un des deux.
C’est pourquoi une personne divorcée ne peut pas se remarier religieusement tant que son conjoint est vivant, sauf en cas de veuvage ou si un procès canonique a reconnu la nullité du premier mariage (c’est-à-dire que le mariage n’a jamais été valide sacramentellement).
Lorsqu’une personne mariée à l’Église, puis divorcée civilement, recommence une vie conjugale avec une autre personne, elle se trouve dans une situation qui n’est pas conforme à l’engagement sacramentel initial. Cela a des conséquences sur l’accès aux sacrements, notamment l’eucharistie et la réconciliation.
Cependant, l’Église fait une distinction très claire entre la situation et la personne. Une personne divorcée, même remariée civilement, reste pleinement membre de la communauté chrétienne. Elle est appelée à vivre sa foi, à prier, à participer à la vie de l’Église. Elle ne doit jamais être jugée ni mise à l’écart. La communauté chrétienne est invitée à lui témoigner accueil, respect et charité fraternelle.
La paroisse demeure disponible pour accompagner chaque personne dans son histoire, avec écoute, discernement et bienveillance.